«
back

Commerce magazine has
created a list of the 50 most important
Web players in Quebec.
Les 50 champions du Web
au Québec
Par Yan Barcelo
"IBM a été l'une des
premières grandes entreprises à
saisir que les affaires électroniques
représenteraient, la voie de l'avenir.
Et qu'elles prendraient des proportions
beaucoup plus importantes que le commerce
électronique", dit John Visentin,
vice-président solutions d'affaires
électroniques chez IBM Canada.
"Pourquoi avoir choisi IBM comme partenaire?
demande Marc Beaulieu, président
de Présent Groupe Informatique. Parce
que très tôt elle a associé
son nom au commerce électronique
et triomphé en terme de notoriété
non seulement auprès des gens d'affaires,
mais aussi du grand public. Un sondage établissait
que 40% des gens interrogés dans
la rue associent maintenant IBM aux affaires
électroniques. C'est drôlement
important, parce que si on n'est pas associé
à un type de solution, les gens ne
nous appellent pas."
En fait, comme le signale Marc Beaulieu,
aucun autre grand acteur de l'informatique
ne s'est repositionné d'une façon
aussi décisive par rapport aux affaires
électroniques. "Quel que soit
le dossier, dit Marc Beaulieu, IBM est incontournable.
Elle n'est pas nécessairement retenue,
mais elle fait toujours partie des candidats."
Cette omniprésence donne des chiffres
fort éloquents. "À la
fin de 1999, explique John Visentin vice-président
des solutions d'affaires électroniques,
sur des ventes de 87,5 milliards de dollars
américains, 14,8 milliards étaient
reliés aux affaires électroniques,
comparativement à 3,2 milliards en
1998."
On a fait grand cas à l'époque
du changement de cap radical qu'avait effectué
Microsoft pour prendre le virage d'Internet.
Tout le brouhaha médiatique qui avait
ponctué l'événement
avait été d'autant plus tapageur
que Microsoft agissait au dernier moment.
Sans tambour ni trompette, mais avec une
campagne publicitaire menée avec
brio, IBM avait depuis un bon moment investi
l'espace électronique. Bien avant
la venue d'Internet, IBM s'était
fait la championne de ce qu'elle appelait
à l'époque l'informatique
"réseau-centrique". Et
d'une façon peut-être plus
approfondie que Microsoft, elle a transformé
toute sa gamme de produits pour refléter
cette nouvelle logique des réseaux
et du réseau des réseaux:
Internet.
Tout d'abord, c'est à Internet et
à l'afflux massif de données
qu'il génère que IBM doit
en grande partie la renaissance de ses grands
ordinateurs centraux, ces grands vaisseaux
amiraux que tant d'analystes croyaient moribonds.
Ensuite, l'entreprise a réorienté
l'ensemble de ses consultants vers les technologies
Internet et, grâce à eux, compte
probablement dans le monde le plus grand
nombre de réalisation en affaires
électroniques - plus de 20 000 -
notamment chez Hydro-Québec, Desjardins
et Vidéotron.
Enfin, certaines de ses grandes suites
de logiciels, comme Notes et Domino, ont
été adaptées à
Internet. Et c'est sans compter le fait
que l'entreprise ait été une
des premières sinon la première,
à mettre au point des ensembles de
logiciels économiques et simples
pour les affaires électroniques destinées
aux PME.
"Avec l'arrivée de Lou Gerstner
à sa tête, rappelle John Visentin,
IBM a été l'une des premières
grandes entreprises à saisir que
les affaires électroniques représenteraient
la voie de l'avenir. Et aussi qu'elles prendraient
des proportions beaucoup plus importantes
que le commerce électronique, allant
jusqu'à englober, par exemple, la
télé formation, la chaîne
d'approvisionnement, les relations avec
la clientèle."
Et 20 000 clients en e.com plus tard, n'a-t-elle
pas appris une leçon précieuse
dont elle peut enrichir qui veut bien l'entendre?
"Quoiqu'on projette sur Internet, répond
John Visentin, il faut au préalable
un plan d'affaires."
Tout laisse croire qu'IBM en avait fait
un pour elle-même.
Source : Commerce magazine |