«
back

Commerce Électronique
magazine recognizes Present's expertise
in security.
Confidentialité
et discrétion assurées
Par Alain Beaulieu
Pour Le BEA, qui s'est doté d'un
extranet pour le traitement des réclamations,
il n'était pas question de faire
de compromis sur la sécurité.
Le Bureau d'expertise des assureurs (BEA)
offre à l'industrie canadienne des
assurances des services d'expertise et de
gestion de sinistres. Il a notamment pour
mandat de stocker l'ensemble des dossiers
de réclamation en cours, lesquels
peuvent impliquer plusieurs compagnies d'assurances,
qui sont ensuite mis à la disposition
des courtiers d'assurances et de leurs clients.
Par conséquent, la masse de documents
qu'il gère est faramineuse.
"Certains dossiers restent chez nous
ad vitam aeternam, alors que pour d'autres,
une fois fermés, on les retourne
aux assureurs qui les gardent dans leurs
archives, explique la directrice des services
informatiques de BEA, Tatiana Sragar. Dans
tout le travail du BEA il y a une énorme
quantité de papier.
"Dans le dossier, qui a en moyenne
3 cm d'épaisseur, il n'y a pas seulement
des informations primaires, comme le nom
de l'assuré, tout un travail d'expertise
s'ajoute à cela, et c'est lui qui
génère du papier. Tout dépendant
de l'importance du sinistre, il peut y avoir
plusieurs rapports qui peuvent avoir jusqu'à
50 pages chaque."
Jusqu'à tout récemment, ces
dossiers étaient conservés
au sein d'une base de données, puis
imprimés et transmis aux courtiers.
"Même si les rapports sont conservés
sous forme électronique, c'est très
difficile d'envoyer les rapports à
toutes les personnes concernées",
reconnaît Mme Sragar.
C'est pour remédier à cela
que le BEA a décidé en septembre
dernier de mettre sur pied un extranet donnant
accès à l'ensemble des dossiers
de réclamation. Terminée en
février dernier, la phase un du projet
ne supporte que des fonctions de consultation
et vise essentiellement les courtiers d'assurances.
Le système peut supporter un total
de 6 000 utilisateurs.
"Le but de ce système-là
était d'éliminer le papier
et de donner aux courtiers d'assurances,
qui travaillent en général
pour plusieurs clients qui sont assurés
par plusieurs compagnies d'assurance, un
accès centralisé à
l'information via Internet, explique Mme
Sragar. Donc pour un courtier c'est plus
facile d'aller sur notre site pour consulter
d'un coup tous les éléments
d'un même dossier. C'est pour ça
qu'on l'a appelé Third Party Administrator,
TPA."
"On a défini plusieurs fonctions,
dont la présentation à l'écran
du dossier, des transactions financières
produites en rapport avec le dossier et
des différents documents électroniques
attachés au dossier, comme les rapports
d'assurance et les photos, de même
que les rapports statistiques pour nos clients.
On a actuellement quelque 300 types de rapports
statistiques. La programmation de ces rapports
aurait été une tâche
énorme, donc on a voulu trouver une
solution qui nous éviterait de faire
cette reprogrammation."
Deuxième phase
À la demande des compagnies d'assurance,
le BEA a décidé au printemps
dernier d'accroître l'interactivité
de l'extranet, qui permettra la modification
des dossiers en ligne, et de l'étendre
aux compagnies d'assurances et aux assurés.
C'était le coup d'envoi de la phase
deux du projet qui verra sa conclusion cet
automne.
"À notre grande surprise ce
sont surtout des compagnies d'assurances
qui demandent d'avoir accès à
notre système pour consulter les
dossiers en ligne et avoir accès
aux statistiques, indique Mme Sragar. Ce
ne sont pas vraiment les courtiers [qui
se sont montrés les plus enthousiastes],
bien que ça ait été
conçu pour eux.".
"Dans la deuxième phase, tout
sera interactif, dans le sens où
les clients et les experts pourront modifier
ou ajouter des informations, faire des demandes
de chèques, ajouter des réserves
ou des réclamants dans le dossier,
etc. On veut aussi ajouter un volet public
de prise de réclamation pour Monsieur
Tout-le-monde. La deuxième phase
vise à accélérer le
traitement des réclamations."
Malgré l'intérêt démontré
par les assureurs, l'acceptation de la nouvelle
façon de faire n'est pas automatique.
Une réticence au changement est encore
palpable. "Ils ont un peu peur de passer
par Internet, confie la directrice. Nos
clients se questionnent sur le niveau de
sécurité d'Internet. On essaie
de les rassurer en leur expliquant le système
de protection qu'on a mis en place. Il faut
dire que les gens dans l'industrie de l'assurance
sont plutôt conservateurs. Même
si le dossier est complètement électronique,
ils vont préférer l'avoir
sous forme papier. Mais c'est en train de
changer."
Webisation et sécurité
La réalisation des deux phases du
projet a été confiée
à l'intégrateur Web montréalais
Présent Groupe Informatique. En essence,
le projet a consisté à appliquer
une interface Web à la base de données
classique du BEA.
Mais au delà de la webisation des
données, le projet a nécessité
la mise en place de mesures de protection
importantes, étant donné la
nature confidentielle des informations auxquelles
il donne accès.
"La sécurité est la
première chose qu'on a discuté
quand on a commencé le projet, parce
que toutes les informations contenues dans
la base de données sont strictement
confidentielles, souligne Mme Sragar. On
voulait non seulement que le système
soit sécuritaire, mais il fallait
aussi qu'il soit rapide à développer
et qu'on puisse le faire évoluer."
C'est pour cela que BEA, éclairé
par Présent, a opté pour une
approche de sécurité mixte,
matérielle et logicielle, et la duplication
des serveurs. "On a décidé
très rapidement qu'on allait mettre
un serveur Internet séparé
du serveur de la base de données
classique, précise la directrice.
On roule donc avec deux serveurs. Quand
les gens accèdent au système,
c'est une copie de la base de données
qu'ils consultent."
En fait, l'internaute n'accède jamais
directement au réseau du BEA, lequel
est protégé par un système
de double garde-barrière : un garde-barrière
matériel pour le réseau et
le serveur central et un garde-barrière
logiciel pour le serveur Internet.
"On n'a rien du côté
public, explique Michel Fecteau, directeur
de projet, affaires électroniques,
Présent Groupe Informatique. Le serveur
qui est accédé du public est
déjà dans un zone sécurisée,
le DMZ. Donc, les services sont déjà
filtrés avant même que l'utilisateur
se rende au serveur Web lui-même."
"Ça, c'est la protection contre
les intrusions non-voulues, ajoute Mme Sragar.
Le deuxième niveau de sécurité
est la sécurité donnée
par le système d'exploitation du
serveur Web lui-même. Il y a une portion
publique à laquelle tout le monde
peut accéder et une portion privilégiée
qui nécessite un mot de passe et
un code d'usager, dont la longueur est indéfinie.
Il y a une hiérarchie d'utilisateurs
et de droits. Les seules personnes qui ont
l'autorité complète sont l'administrateur
du site et l'administrateur du compte national."
Pour sa part, la sécurité
des échanges est assurée par
le serveur Domino de Lotus qu'on trouve
au niveau du serveur Web. "Les données
sont encryptées selon le protocole
SSl, explique M. Fecteau. C'est l'encryption
normale, mais c'est géré par
Domino. Donc, quand on accède par
fureteur Web, c'est géré SSl,
et les experts qui travaillent à
partir d'un client Notes utilisent le niveau
d'encryption offert par Notes lui-même."
"Le premier point qui a été
considéré est la sécurité,
c'est pour ça qu'on a opté
pour la solution AS/400 d'IBM et Domino
de Lotus, qui sont deux produits reconnus
pour leur sécurité, ajoute-t-il.
Alors que l'AS/400 agit à titre de
garde-barrière matériel, Domino
gère la sécurité des
utilisateurs jusqu'au niveau de chaque champs
d'information. Et à ça on
ajoute la sécurité offerte
par le système OS/400. On ne voulait
pas prendre de chance."
Source : Commerce Électronique
magazine
|